L’emplacement! L’emplacement!

Les endroits où avait eu lieu ma première et ma dernière convention annuelle, maintenant désignées conférences, étaient « peu conventionnels ». La conférence de 1947 a eu lieu à Niagara Falls et celle de 1977 a eu lieu en Jamaïque. Auparavant, les assemblées générales annuelles (AGA) de l’association avaient habituellement lieu dans l’une des grandes villes canadiennes.

Lors de l’AGA de 1947, les restrictions relatives aux déplacements inutiles en temps de guerre étaient toujours en vigueur. De plus, cette AGA était la dernière assemblée de l’ère moderne à ne pas compter de femmes déléguées. Le programme comprenait un voyage à Buffalo, au New York, pour un souper et une soirée de divertissement au Casino. À cette époque, il n’y avait pas de douanes à la frontière, ni de contrôle d’immigration – on laissait simplement passer les autobus transportant les délégués des deux côtés.

Selon la politique de l’ACC, les réunions mensuelles du Comité de gestion devaient avoir lieu dans différentes régions du Canada afin de faciliter la participation des membres. Les conférences qui se tenaient au début de novembre et au début de avaient habituellement lieu au Seigniory Club (maintenant Fermont Le Château Montebello) dans un endroit loin de toutes distractions. L’accent était mis sur l’étude des projets de résolutions qui seraient discutés lors de l’AGA. Ces réunions populaires s’étendaient sur trois jours et attiraient les dirigeants de grandes entreprises de construction ainsi que les dirigeants de fabricants et de fournisseurs de matériaux, dont l’acier, le ciment et les produits pétroliers. Étant donné que celles-ci se tenaient près d’Ottawa, on pouvait facilement inviter plus ou moins dix sous-ministres et leurs conjointes au souper et à la danse du samedi marquant la conclusion des réunions.

À l’époque, les réunions du mois de juin ou du mois de septembre se tenaient dans les hôtels de villégiature immédiatement avant ou après la saison régulière (situés, par exemple, à Banff, à Jasper, à Muskoka, à Sainte-Adèle, à Saint Andrews et à Yarmouth). Ces réunions se sont transformées en semi-réunions désignées Conférences annuelles d’été et, souvent, toute la famille y prenait part.

Les programmes d’affaires demeuraient l’objectif principal des réunions générales. Toutefois, grâce à l’ajout d’un programme social comprenant des dîner-dansants, des spectacles, un programme destiné aux conjointes et des excursions, ces réunions se sont transformées en conférences.

La décision de se réunir en Jamaïque est venue après un débat animé. L’idée est venue du président Henry de Puyjalon, qui, pendant de nombreuses années, avait profité de vacances familiales d’hiver dans les Caraïbes. Les conférences de l’ACC s’étaient toujours tenues à la fin janvier ou au début février étant donné que peu de travaux construction avaient lieu dans la majeure partie du pays et les entrepreneurs pouvaient prendre des vacances plus librement. Certains accueillaient l’idée de se réunir dans un endroit chaud plutôt que dans un endroit froid, tandis que d’autres s’y opposaient vivement, avançant que l’organisme national de l’industrie devait se réunir en sol canadien uniquement. De plus, les Canadiens sont résilients et seraient tout à fait en mesure de résister au froid des conférences tenues dans villes telles qu’Edmonton, Winnipeg ou Québec. C’est devenu une question de fierté nationale d’identité!

En fin de compte, il a été convenu que l’AGA aurait lieu en Jamaïque, à condition que le programme offre des occasions de constructions canadiennes dans les Caraïbes et en Amérique latine. La Société pour l’expansion des exportations et les délégués commerciaux du Canada des pays avoisinants étaient invités à titre de conférenciers. Les après-midis étaient consacrés aux entretiens individuels entre ces fonctionnaires et les délégués. Beaucoup ont tiré profit de cette occasion et, en fait, cette initiative a donné lieu à un certain nombre de contrats de construction outre-mer.

L’expérience vécue en Jamaïque était un franc succès et, grâce à celle-ci, la politique actuelle de l’ACC stipule qu’un minimum d’une AGA doit se tenir au Canada tous les 5 ans. Cela permet d’avoir un plus grand nombre d’assemblées au Canada, mais également d’en avoir quelques-unes dans un endroit plus chaud. Les réunions d’été ont été annulés.

Les endroits des conventions/conférences de l’ACC

1973 – Saskatoon 2014 – Panama
1974 – Québec 2015 – San Antonio
1975 – Ottawa 2016 – la Nouvelle-Orléans
1976 – Winnipeg 2017 – Riviera Maya, Mexique
1977 – Jamaïque 2018 – Banff