ALERTE à la défense des intérêts

Retour au Parlement : ce que réserve l’année 2026 pour la construction

Le Parlement reprendra ses travaux le 26 janvier 2026, marquant ainsi la première session complète du premier ministre Carney depuis son entrée en fonction. La session d’automne a été active sur le front de la défense des intérêts, en particulier à la suite de la publication du budget 2025, qui a souligné l’engagement du gouvernement à « dépenser moins pour que le Canada puisse investir davantage ».

Parmi les investissements clés :

  • 115 milliards de dollars pour les infrastructures
  • 264 millions de dollars pour rationaliser les autorisations de construction
  • 5 milliards de dollars pour le Fonds pour la diversification de corridors commerciaux
  • 4,8 milliards de dollars pour des programmes de requalification et de soutien aux travailleurs de l’industrie

Ces initiatives, ainsi que d’autres, offrent des occasions marquées au secteur de la construction.

La toute première Évaluation nationale des infrastructures (ENI) du Canada a été publiée en mettant l’accent sur les infrastructures favorables au logement, détaillant les perspectives des infrastructures sur 25 ans et soulignant la nécessité d’améliorer les pénuries de main-d’œuvre, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, les investissements imprévisibles dans les infrastructures et les marchés publics obsolètes, qui sont des références explicites aux piliers et aux recommandations de base de l’ACC.

Le gouvernement fédéral a également lancé officiellement la politique « Achetez canadien », qui donne la priorité aux fournisseurs et matériaux canadiens dans les décisions d’achat du gouvernement fédéral afin de stimuler la demande intérieure. Ces initiatives devraient s’étendre d’ici le printemps 2026.

Par ailleurs, deux projets de loi ont été adoptés par la Chambre avant l’interruption de la session et sont en cours d’examen par le Sénat : C-4 : Loi visant à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens et C-12 : Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada. La session d’automne a également été marquée par deux changements de camp et une démission, tous issus du Parti conservateur.

Sur le plan politique, l’année à venir sera marquée par la révision prochaine de l’accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), avec la possibilité de le renouveler ou de le laisser expirer. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le premier ministre Carney pour diversifier les échanges géopolitiques en organisant de multiples missions commerciales dans l’Union européenne, en Chine, en Inde et au Qatar. Au niveau national, le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, sera soumis à un examen obligatoire de son leadership du 29 au 31 janvier, tandis que le NPD choisira son nouveau chef du 27 au 29 mars.

Ce printemps pour l’ACC

Alors que nous continuons à opérer dans un environnement mondial en pleine évolution, l’ACC se prépare pour son événement phare : la conférence annuelle 2026 de l’ACC à San Diego, en Californie, du 10 au 13 mars 2026. La conférence de cette année revêt une importance accrue, car elle met l’accent sur le dialogue transfrontalier dans un contexte de volatilité politique et économique, en veillant à ce que les voix de l’industrie canadienne soient entendues sur la scène nord-américaine et mondiale.

Au fur et à mesure de l’émergence de politiques et de mises à jour, l’ACC suivra ces initiatives et rendra compte de tout développement touchant la construction.

Pour plus d’information sur les activités de défense des intérêts de l’ACC, veuillez envoyer un courriel à Louis-Philippe Champagne, vice-président associé, affaires publiques et pratiques de l’industrie.