Intégrer l’incertitude à la budgétisation dans le secteur de la construction

Article commandité par MNP

La volatilité des coûts transforme le secteur de la construction, et de nombreux entrepreneurs subissent des pressions pour respecter leurs budgets malgré l’évolution des conditions. Pour prospérer dans ce contexte, il faut considérer le budget non pas comme un simple exercice financier, mais comme une discipline qui relie la stratégie, les activités et la culture.

Tenir compte de la situation dans son ensemble

Des facteurs externes comme les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, l’inflation et les tarifs douaniers déterminent si un budget est viable. En étant conscients dès le départ des pressions externes, les entrepreneurs peuvent établir des attentes plus réalistes avec les maîtres de l’ouvrage et les promoteurs. Sans cette perspective, les budgets risquent de devenir des projections idéalistes plutôt que des outils utiles.

Intégrer l’approvisionnement à la gestion des risques

Auparavant, l’approvisionnement était avant tout une question de prix. Aujourd’hui, la fiabilité et le respect des délais sont tout aussi importants. La diversification des fournisseurs est l’un des moyens les plus évidents de réduire l’exposition aux risques, tout comme l’achat anticipé de matériaux avant l’entrée en vigueur de tarifs douaniers ou l’évolution des conditions du marché. Le recours à des fournisseurs locaux peut contribuer à réduire les risques liés au transport, à limiter les retards à la frontière et à réduire l’exposition aux tarifs douaniers internationaux.

Privilégier la prévisibilité

Pour mieux encadrer le suivi, la communication et la gestion des coûts tout au long du projet, il est possible de faire intervenir les parties prenantes dès le début, d’utiliser des outils d’estimation normalisés et de faire coïncider l’élaboration de la conception avec des points de contrôle budgétaires. La participation plus précoce des entrepreneurs, l’examen de modalités de financement souples et le recours à des modèles de budgétisation par étapes peuvent également favoriser la prévisibilité.

Planifier les éventualités

La planification des éventualités comprend notamment la mise en réserve de 5 à 15 % du budget du projet, l’ajout de clauses d’indexation aux contrats et la libération progressive des retenues afin d’atténuer les pressions sur les flux de trésorerie. Elle ne se limite toutefois pas aux considérations financières. Il est tout aussi important de prévoir du temps supplémentaire, de conserver une certaine souplesse dans l’exécution et de favoriser une culture permettant de s’adapter rapidement.

Décloisonner les fonctions

Même si la budgétisation, l’approvisionnement et l’établissement des échéanciers sont traités comme des fonctions distinctes, tout changement dans l’une d’elles a une incidence sur les autres. Les logiciels de prévision, les tableaux de bord de la chaîne d’approvisionnement et les plateformes intégrées de gestion de projet offrent aux équipes une meilleure visibilité sur ces trois fonctions et leur permettent de prendre des décisions plus rapidement.

Des contrats qui favorisent la résilience

Les contrats deviennent des outils permettant de gérer la volatilité des coûts et d’accroître la résilience des projets. Il est essentiel de comprendre des modalités comme la résiliation pour convenance et le jalon prêt pour l’occupation, et de les négocier de façon efficace. Cela peut faire toute la différence entre devoir absorber une lourde perte et préserver la viabilité du projet.

Passez à l’étape suivante

Pour en savoir plus sur la façon dont les entrepreneurs peuvent intégrer l’incertitude à leur budget et renforcer leur résilience dans le contexte commercial actuel, communiquez avec un membre de l’équipe Immobilier et construction de MNP.